DESTINÉ AUX AFFAIRES PUBLIQUES.
Volume XXII, édition spéciale du 27 janvier 2010
PAUL MARTINEAU, RÉDACTEUR EN CHEF.
Téléphone : 819 727 1878
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LES GEN$ D'AFFAIRE$ DYNAMI$ENT
UN 5 À 7 CON$ACRÉ À L'ÉCONOMIE!!!
Environ soixante quinze personnes
assistaient, le 26 janvier 2010,
à une activité 5 à 7 organisée par la Ville
d’Amos pour souligner l’émergence
d’un nouveau Comité de développement
économique et étaler des outils
destinés à donner une nouvelle impulsion
au développement économique sur le
territoire.
Le maire qui a dit devoir s’en tenir
à son texte, a salué l’assemblée de
même que les artisans du
développement économique à
Amos. Il a signalé que la Ville,
souhaitait, dans l’avenir, favoriser
le développement industriel, sans
négliger cependant le secteur
commercial.
Par la suite, le directeur général
de la Ville, M. Guy Nolet, a fait
une brève rétrospective des structures
et a parlé des ressources
humaines vouées à l’avancement
économique de la Ville d’Amos à
partir des années 1994 et 1995.
Il a abordé l’entente entre MM
Brunet et Massé dans le cadre
du CLD. Puis il a parlé de
l’engagement de M. Guy
Bourgeois en 1996, à titre d’agent
de développement économique,
puis celui de M. Dulac en 2003 et
de l’embauche de Mme Thibault
le 18 août 2008.
Dans la même veine, il a ensuite
fait remarquer le travail
colossal de M.M. Bastien,
Baleux, Bédard et Veilleux,
des citoyens qui ont œuvré à
l’essor économique de la Ville.
Finalement, il a contextualisé
le cadre actuel du développement
économique à Amos, dans le
sens que la Ville y a intégré
récemment, les activités
aéroportuaires et le tourisme.
Quant à Madame Thibault, la
directrice du service, elle a,
élaboré sur les stimulants
économiques limités et peu
étoffés que la Ville
entendait mettre de l’avant
pour favoriser l’éclosion de
nouvelles entreprises. Cette
parcimonie des moyens
contrastait avec l’enthousiasme
des entrepreneurs présents.
Elle a parlé, brièvement, d’un
motel industriel non disponible
et d’une subvention de la Ville
totalisant 25 000$ pour l’ensemble
des projets commerciaux qui
pourraient être soumis au cours
d’un exercice financier.
Finalement, elle a expliqué
comment la Ville entendait
soutenir de nouvelles industries
ou l’expansion d’établissements
actuels via des crédits de taxes.
Elle a donné comme exemple,
le projet de Belgh Brass qui
met en œuvre une expansion de
plusieurs millions de dollars. Elle a dit
que la Ville pourrait exempter
un tel contribuable de taxes
foncières pour une certaine
période de temps sur
l’augmentation de l’évaluation
foncière générée par le
nouvel investissement.
Les interventions de la salle
ont été surtout concentrées sur
la marge de manœuvre et
l’autonomie du futur comité
de développement économique
et de ses membres.
A titre d’exemple, M. Jean-Pier
Frigon a relevé le montant de 25 000$
en subvention totale pour
l’ensemble des projets commerciaux
éligibles pour un exercice financier.
Il s’est demandé si la Ville pouvait
rapidement augmenter un tel
budget si le programme connaissait
un engouement certain parmi les
commerçants.
M. Serge Bastien, quant à lui, s’est
demandé si le comité serait à la
remorque de la Ville sur tous
ses aspects décisionnels. Il a laissé
entendre que la rapidité d’exécution
et de décision requise dans certains
dossiers devaient laisser une certaine
autonomie au Comité en question.
Interrogé sur cette problématique
potentielle, le conseiller Éric Mathieu
nous a informé qu’il comprenait la
situation mais qu’elle n’avait pas
encore été débattue au conseil. Par
ailleurs, il a ajouté que son comité est
en formation, qu’il n’est pas encore
complet mais que le recrutement
va bon train.
Nous avons demandé à M. Jean-Pier
Frigon comment il concevait l’autonomie
d’un éventuel comité de développement
économique avec les prérogatives d’un
conseil de Ville.
Selon lui, il n’y a pas de problème
puisque la formation même du
comité est un signe d’ouverture
des autorités municipales qui
devrait permettre toute initiative
raisonnable. A titre d’exemple, il
reprend la question du 25 000$
qu’il a abordée lors de la période
des questions. Selon lui c’est une
somme minimale et si le programme
connaissait un succès fulgurant, il
lui semble qu’il ne faudrait pas
lésiner pour le bonifier rapidement.
Nous avons posé la même question
à Monsieur Serge Bastien qui partage
la même position que M. Frigon sur
le plan de l’ouverture des autorités
municipales à l’égard du comité
en question. Il insiste cependant pour
dire qu’il n’est pas d’accord pour
qu’on le qualifie de purement consultatif.
Selon lui, la nature même de ce comité
présuppose un dynamisme qui est
compatible avec une certaine
autonomie, eu égard à l’appareil
politique.
M. Jean Juneau, quant à lui
pense que c’est la composition
même du comité en question
qui va, dans une certaine mesure,
dicter les pouvoirs, les devoirs
et les attentes de ses membres.
Nous avons consulté M. Guy
Nolet le directeur général de la
Ville sur cette question
d’autonomie relative de
l’éventuel comité de
développement économique
d’Amos. Il constate qu’il y
a effectivement deux visions,
une très autonomiste, l’autre
à tendance très consultative;
visions qu’il est possible
d’arrimer, selon lui.
D’après M. Nolet, ce qui était
important lors de ce cinq à sept,
c’était d’abord de s’entendre sur
les objectifs à atteindre. Ensuite il
faudra discuter du raffinement des
moyens pour y arriver. La première
étape étant réalisée, il restera à
aménager harmonieusement
l’espace de chacun des
intervenants, tout en tenant
compte du cadre légal qui régit
les Cités et Villes.
La réunion s’est terminée par une
brève allocution du conseiller
Éric Mathieu, le responsable
du dossier économique. Il a dit
que les élus municipaux ne perdaient
pas de vue des dossiers comme la
relance de l’usine Temlam et la
survie de l’usine Abitibi-Bowater,
mais qu’ils voulaient se positionner
davantage sur le plan économique.
Il a terminé en disant que le
travail gigantesque à accomplir
était à la mesure des énergies
qu’il pressentait de la part
de tous les intervenants dans
le dossier économique de la
Ville d’Amos.
A LA PROCHAINE
EN MOUVEMENT CITOYENS
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L’Amossion est formé de la contraction
du mot « Amos » et de l’expression « la
motion ». « Motion » qui vient du mot
latin « motio » et qui veut dire, selon le
petit Larousse : « mise en mouvement ».
Il est temps, selon nous que les forces
vives de notre Ville se mettent en branle
pour obtenir une plus grande démocra-
tisation de leurs institutions publiques
en général et de la Ville d’Amos
en particulier.
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