L’AMOSSION, JOURNAL INFORMATISÉ
DESTINÉ AUX AFFAIRES PUBLIQUES.
VOLUME LX, ÉDITION DU 28 MARS 2011
PAUL MARTINEAU, RÉDACTEUR EN CHEF.
Téléphone : 819 727 1878
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ÉCHO DE LA SÉANCE DU CONSEIL DE
VILLE D’AMOS DU 21 MARS 2011.
Outre les membres du conseil,
Messieurs Plante et Lavoie,
respectivement greffier et
trésorier sont présents.
Du public, il y a treize personnes
dans la salle.
Après avoir adopté l’ordre du jour de
même que le procès-verbal de la
séance du 7 mars 2011, on accepte
une dérogation mineure pour le garage
du 81 rue Massicotte alors qu’on la
refuse pour la remise qui, elle, pourrait
être déplacée.
Une dernière de ces dérogations
est acceptée, telle que présentée.
Puis, le conseiller Benoît Deshaies
est nommé maire suppléant jusqu’au
18 juillet 2011.
Ensuite on procède à la vente des
deux derniers terrains situés sur
la cinquième au prix de 30 000$
plus les taxes applicables, sujette
aux conditions habituelles de
construction dans les douze
mois qui suivent la signature
d’une promesse d’achat-vente
etc.
Au point 4,6 de l’agenda, on autorise
la signature du contrat de l’exposition
«Qui suis-je » En quête
de soi du musée de la nature et
des sciences de Sherbrooke.
Dans un autre ordre d’idée, on
accepte les comptes à payer
au 28 février 2011.
Puis, on approuve les états financiers
annuels vérifiés de l’Office municipal
d’habitation pour l’année 2010.
Ensuite, on apprend que la Ville et la
municipalité de Trécesson qui se partagent
la juridiction du secteur du Lac Beauchamp
ont un projet commun pour y traiter
les eaux usées et y implanter l’approvi-
sionnement en eau potable. On approuve
donc la dernière étude de faisabilité
faite par la firme Stavibel
en regard de ce projet pour
qu’elle fasse partie d’une
demande d’aide financière visant l’
implantation de ces infrastructures,
auprès de Fonds Chantier Canada.
Dans un autre ordre d’idée, le préambule
de la prochaine résolution à être adoptée
révèle que la Ville et le Ministère des
Transports souhaitent aménager une
section de la route verte à l’intérieur
du périmètre urbain d’Amos, notamment
le long d’une partie des routes 109 Nord
et 111 Ouest. Le MTQ accepte de contribuer
à la réalisation de ce projet pour une somme
de 387 000$, soit pour la moitié des coûts
estimés. Par ailleurs, la Ville a obtenu
du même ministère mais de la direction
nationale, une subvention de 129 000$.
Comme elle s’apprête à déposer une
demande d’octroi additionnel de
de 68 876$ elle estime donc qu’elle
n’aura qu’à assumer 25% du coût du
projet.
On adopte donc une résolution décrétant
l’exécution de ces travaux, tout en les
différant jusqu'au premier janvier
2012, le tout, conditionnel à l’avènement du
montage financier plus haut mentionné.
Puis, dans le cadre de la tenue à Amos
du Tour cycliste de l’Abitibi en 2011 et
en 2014 et de sa tenue à Rouyn-Noranda
en 2012 et 2013 où la ville hôtesse recevra
de la ville partenaire, la somme de 25 000$ avant
le début du Tour, on autorise la signature
d’un protocole d’entente générale avec
la ville de Rouyn-Noranda et l’organisme
« Tour cycliste de l’Abitibi inc », lequel
va ratifier les négociations
intervenues entre les parties lors d’une
séance de travail antérieure.
Dans un autre ordre d’idée, le greffier
informe l’assemblée que les procédures
d’enregistrement des trois règlements
d’emprunts qui vont être finalement
adopté lors de la présente séance
se tiendront le 6 avril 2011 de 9 hres du
matin à 19 heures du soir.
On donne deux avis de motion interreliés
à savoir un projet de règlement qui va
modifier le plan d’urbanisme de la Ville
et qui par ricochet suscite un projet
de règlement, qui va modifier le zonage.
Finalement on adopte trois règlements qui
ont fait l’objet d’une description lors
d’une séance antérieure, à savoir :
Le VA-691 qui porte sur l’exécution des travaux
d’asphaltage et d’infrastructures dans
des rues existantes d’Amos-Est.
Le VA-692 qui décrète des travaux
de reprofilage de fossés, le rechargement
et/ou le pavage de chemins ruraux qui
vont nécessiter un emprunt de 388 000$
Le VA-693 concernant l’acquisition
de machinerie lourde.
Sur le plan des informations publiques,
le conseil de ville adresse des
félicitations à l’organisme « Mont
Vidéo » récipiendaire d’un prix
lors de la 26 ième édition du Gala
régional des grands prix tourisme
Desjardins. On adresse également des
félicitations à Tourisme Amos Harricana,
récipiendaire d’un prix lors du même
événement
En ce qui a trait aux statistiques
de la construction pour le mois de
février 2011, la ville a émis 16 permis
pour un total de 258 600$,
comparativement à 465 580$ pour
la même période en 2010.
LA PÉRIODE DES QUESTIONS
M. YVES FORTIN SUR L’UTILITÉ DE
L’ÉCRAN LORS DE LA PRÉSENTATION DE
DONNÉES GRAPHIQUES.
Selon ce citoyen, l’écran en question
n’est pas tellement utile puisque, dit-il,
dans la salle on ne voit rien.
Les membres du conseil qui ignoraient
cette situation proposent, lorsque requis,
de baisser l’éclairage dans la salle
pour faire ressortir les données qui
apparaîtront sur l’écran.
SUR L’AVENIR DE L’USINE TEMLAM
Il se demande si la survie de l’usine
et irrémédiablement compromise.
D’après le maire, cette question est
très opportune parce que ce matin
il en fut question lors d'une réunion
du comité de relance de l'usine.
Le maire rappelle que Temlam
appartenait à la Société générale de
financement qui s’est fusionnée avec
Investissement Québec. Donc, ce matin
il y a eu une rencontre à laquelle assistaient le
conseiller Éric Mathieu, des représentants
de Développement économique Canada,
ceux du Ministère du développement Innovations
et exportations (MDIE), ceux du comité de
relance, ceux de la SADC et ceux du CLD.
Il s’agirait donc que ces intervenants
relancent le dossier auprès d’Investissement
Québec. Il termine en signalant que ce n’est pas
une usine qui appartient à la Ville;
qu’on avait cherché un promoteur
qui s’est désisté et que c’est un
dossier qu’on ne doit pas étaler sur
la place publique.
Selon le conseiller Éric Mathieu, il
faut garder espoir d’un dénouement
heureux dans cette affaire. Selon lui,
la fusion de la SGF avec Investissement
Québec va accélérer la circulation et la
compréhension des informations. On
s’est d’ailleurs donné le mandat de mettre
à jour le dossier auprès de tous les
intervenants, dont trois nouveaux, de
sorte que tous soient uniformément
informés. Ce devrait être fait d’ici deux
ou trois semaines.
M. Mathieu ajoute que la solution la plus
rapide serait de trouver un promoteur
intéressé à poursuivre la vocation de
l’usine mais qu’il ne faut pas négliger
tout investisseur qui voudrait
développer un produit de bois autre
que le LVL (Laminated Veneer Lumber).
Le maire affirme par la suite
que le marché du bois est à la baisse
puisque la relance escomptée dans la
construction résidentielle aux États-
Unis ne s’est pas encore réalisée. Il se
demande si les besoins récemment suscités
par les tremblements de terre au Japon
et en Haïti ne constitueront pas une
piste de solution à ce chapitre.
A la suggestion de M. Brunet à l’effet
que l’écoulement du temps pourrait
mettre en danger l’approvisionnement
du bois ( le CAF) le maire, le rassure
en lui disant que de temps à autre
le conseil intervient auprès de la
Ministre Normandeau pour qu’il soit
conservé. Par ailleurs, les autorités
gouvernementales devraient être
enclines à laisser le CAF rattaché
à l’usine de Temlam, pour garder une
certaine valeur à celle-ci.
M. CONRAD BRUNET SUR LES TAXES
MUNICIPALES.
Il dit savoir que la Ville est allée en Cour
sur une question de contestation d’évaluation
municipale. Il aimerait savoir combien cela
a coûté à la Ville pour défendre ce dossier.
Le conseiller Denis Chandonnet l’informe
que c’était mentionné dans le point de
presse.
Le maire révèle que cela a coûté la somme
de 58 649$
MAURICE MARTINEAU SUR LE MONTANT
DES COMPTES À PAYER.
Il veut savoir quelles sont les comptes
à payer du mois de février.
2 325 000$ rétorque le trésorier.
SUR L’AVIS DE MOTION CITÉ AU POINT
5.1 DE L’AGENDA.
Ce dernier voudrait savoir dans quelle
zone, la Ville projette de modifier le
règlement de zonage.
Le maire l’informe que c’est un changement
applicable à l’ensemble du territoire de la
Ville d’Amos. Il explique qu’il ne s’agit
que d’un projet de règlement de sorte
qu’on en connaîtra la teneur lorsqu’il
sera adopté lors de la prochaine séance
du conseil.
Son interlocuteur se demande comment
on peut annoncer une législation qu’on
ne connaît pas.
Le conseiller Denis Chandonnet abonde
dans le même sens que le maire à
l’effet qu’on ne peut pas parler d’un
règlement qui n’est qu’en voie
d’élaboration.
Maurice Martineau répond que ce ne
sont pas les détails du règlement
qui l’intéressent mais bien la localisation
du changement de zonage.
Le maire revient à la charge en disant
que ça fait plusieurs fois que son
interlocuteur pose de semblables questions
alors que ce n’est qu’à la prochaine séance
qu’on va pouvoir lui répondre. Il dit qu’on
ne peut pas lui divulguer les détails du règlement
puisqu’il n’est pas disponible.
Ce citoyen insiste, il ne veut pas connaître
les détails du règlement mais plutôt quelle
partie du territoire il va affecter.
La conseillère Julie Cazes renchérit :
« Sur l’ensemble du territoire »
Puis le greffier explique qu’il y a un avis
de motion pour le zonage et un avis de
motion pour l’urbanisme concernant des
changements qui découlent du même
projet. Il s’agit d’arrimer les deux
règlements affectés par des modifications
à un seul secteur.
Maurice Martineau réitère sa demande;
« Vous savez pas quel secteur? » dit-il
Le conseiller Sébastien Dastous qui siège
sur le CCU estime qu’on pourrait le dire,
même si de l’opinion du maire, «
Monsieur Martineau aurait pu attendre
au prochain conseil où ça va être
plus officiel. C’est que lui (M.Dastous)
il le sait, mais moi je ne le sais pas. »
Finalement, on apprend que ce ne sont
pas des changements qui vont affecter
tout le territoire mais qui sont localisés
au domaine Bellevie adjacent au domaine
Bellevue qui a fait l’objet d'une présentation
publique mercredi dernier.
PAUL MARTINEAU SUR « L’AFFAIRE
MARTINEAU « PARU DANS L’ÉCHO
ABITIBIEN.
Ce dernier lit le titre d’un article du
journal l’Écho Abitibien paru sur le site
internet de cet hebdomadaire : «
l’affaire Martineau a coûté cher à
la Ville d’Amos »
Puis, il ajoute :" En bas de votre photo,
c’est écrit : « le maire Chérubin se dit
déçu du refus de Maurice et Paul
Martineau de négocier de bonne foi
au début du processus » « Est-ce que
c’est des propos qui ont été
correctement rapportés, Monsieur le
maire? »
Le maire répond : « possiblement,
je ne sais pas, ce n’est pas moi
le journaliste, je ne sais pas.
Alors, son interlocuteur lui demande :
« C’est-à-dire que vous n’endossez pas
ce qui a été écrit là? »
Le maire affirme : « Ce n’est pas ce
que j’ai dit, j’ai pas l’article, j’ai pas lu
l’article, mais si vous le dites, je vous
fais confiance. »
Paul Martineau lui relit le passage
précité, inscrit au bas de la photo
du maire.
Le maire réplique : « Ça se peut »
SUR L’AUGMENTATION DU TRAITEMENT
DES ÉLUS MUNICIPAUX.
Il pose une question à deux volets,
à savoir que le maire avait déclaré lors
de la séance du 7 mars 2011 que
l’augmentation de son salaire était de
5% alors qu’un journaliste de l’Express
l’avait , dans un article récent, situé
à 7.10%. Qu’en est-il réellement demande
Paul Martineau.
Le maire réplique qu’il avait voulu faire
un chiffre rond en partant d’un salaire
de base de 50 000$ alors qu’il était en
réalité de 49 000$, d’où le 7% du
journaliste. Donc, ajoute le maire
c’est pas 5%, c’est 7,5%
Puis, la question suivante est posée
au maire :
« D’après ce que j’ai compris, on avait
une projection de quatre ans à la
mairie. ça va faire, 28 ½ %.
Est-ce que vous allez proposer ces
même taux d’augmentation à votre
personnel syndiqué et non syndiqué
pour les années suivantes? »
Le maire rétorque qu’eux (le personnel)
sont syndiqués alors que les membres
du conseil ne sont pas syndiqués
de sorte que c’est au syndicat à formuler
des demandes étant donné que la
Ville n’a rien à offrir.
« S’ils font des demandes de 28%,
on étudiera, puis on regardera »
dit-il. »
Il conclut en disant « Alors on pourrait
demander la même chose qu’eux
autres aussi, la même augmentation,
donc on pourrait demander le même
salaire parce qu’y a des syndiqués qui
gagnent plus que le maire et les conseillers. »
Quant à lui, le conseiller Éric Mathieu
prétend que tout est dans le sens des
mots que l’on emploie. C’est sûr, selon
lui que si on utilise le mot « augmentation »
cela peut « sembler assez dur sur les oreilles »
mais que c’est différent si on parle d’ajustement.
Selon lui les membres du conseil avaient droit
à un ajustement qui n’aurait rien à voir avec
une augmentation qui pourrait être demandée
en vertu d’une convention collective. En
terminant il réitère ce qu’il avait dit lors
d’une séance antérieure que c’est pour
cela qu’il avait vendu l’ajustement sur
quatre ans plutôt qu’en une seule fois.
Finalement, Paul Martineau, met en
opposition les propos du maire et ceux
de la conseillère Julie Cazes lors de
l’assemblée du 7 mars 2011. Le premier
magistrat avait affirmé que les
conseillers avaient consentis à geler
leur traitement alors
que la deuxième avait révélé qu’au
contraire, les conseillers avaient été
aussi augmentés. Il veut savoir ce
qui en est réellement.
Le conseiller Denis Chandonnet
confirme la hausse de leurs salaires,
ce qui lui donnerait 14 dollars et quelque
chose par semaine.
A ce propos, M. Chérubin affirme qu’étant
donné qu’il n’était pas là lorsqu’on a
parlé du salaire du maire, il avait eu
l’impression qu’on avait seulement
décidé de son salaire à lui.
Il réitère sa prétention
à l’effet qu’il occupe ce poste
par plaisir et « dieu merci » il n’attend pas
après cela pour vivre.
Il insiste pour dire qu’avec un salaire
de 49 000$ comme maire d’Amos,
« On vit pas avec ça. » Pour lui il
s’agirait d’une « side line » mais pour
quelqu’un qui ne serait pas rendu à
son âge et qui n’aurait pas amassé comme
lui, il ne le verrait pas faire
« cette job là pour 49 000 piastres. »
Il dit que le prochain maire d’Amos,
qui sera quelqu’un d’autre que lui,
commencera avec un salaire de 60 000$
ce qui est encore mal payé parce qu’il
devrait, selon la gazette officielle, être de
83 000$ .
Alors son interlocuteur lui rappelle qu’il a
déjà de la misère à payer ses taxes
et que devant ces propos, il se demande
s’il ne sera pas obligé d’aller manger
chez le maire à l’avenir.
« Ça me fera plaisir » répond ce dernier.
FIN DE LA RÉUNION
A LA PROCHAINE
EN MOUVEMENT CITOYENS!
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L’Amossion est formé de la contraction
du mot « Amos » et de l’expression « la
motion ». « Motion » qui vient du mot
latin « motio » et qui veut dire, selon le
petit Larousse : « mise en mouvement ».
Il est temps, selon nous que les forces
vives de notre Ville se mettent en branle
pour obtenir une plus grande démocra-
tisation de leurs institutions publiques
en général et de la Ville d’Amos
en particulier.
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