DESTINÉ AUX AFFAIRES PUBLIQUES.
VOLUME LVII, ÉDITION SPÉCIALE DU 25 FÉVRIER 2011
PAUL MARTINEAU, RÉDACTEUR EN CHEF.
Téléphone : 819 727 1878
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UN JUGEMENT SUR LES ABITIBIENS DE
LA PART DE CERTAINES RESSOURCES
DE LA VILLE D’AMOS.
Dans le cadre de la publication du volume
numéro 54 de l’Amossion, nous faisions part de
certains résultats de la contestation d’évaluation
des frères Martineau devant le tribunal
adminitratif du Québec, section
immobilière.
Le soussigné s’est, depuis le début,
senti cavalièrement traité par le
service d’évaluation de la Ville d’Amos,
notamment en ce qui a trait au refus
initial et plus tard, à l’incapacité de
l’évaluateur à lui remettre une copie
de sa fiche d’évaluation.
Le soussigné pensait que ce
comportement du service en
question ne visait que lui, de sorte
que les autres contribuables
n’en faisaient pas nécessairement
les frais.
Or il arrive que durant les 3 jours qu’à
duré le procès des deux citoyens précités,
il est ressorti que c’est l’ensemble des
gens de l’Abitibi qui faisaient l’objet de
préjugés de la part de certaines de ces
ressources humaines de la Ville d’Amos.
En effet, les extraits suivants, illustrent
à mon avis les clichés les plus grossiers
que certaines gens du Sud entretiennent
à l’égard des Abitibiens : (audition du 27
octobre 2010)
Le juge du tribunal administratif
:" si on va à la campagne,
c’est pour… c’est pour quelles
raisons qu’on cherche vous dites,

qu’on recherche beaucoup le milieu
rural, il y a une forte demande,
pourquoi on veut un peu plus aller
en dehors du urbain, qu’est-ce qui
attire les gens, dans le milieu là-bas,
dans le milieu rural?"
L’évaluateur de la Ville d’Amos :
« Ben, dans le milieu rural,
c’est.. c’est, écoutez…la mentalité,
je vais juste vous dire un petit
peu la mentalité des gens de
l’Abitibi. Étant donné que ça fait
une trentaine d’année que je suis
ici..c’est différent. Ce qu’on s’est
aperçu avec le temps, c’est que
dans un milieu rural, les gens
présentement, au niveau de la
tranquilité et ces choses là …
ils se fout royalement présentement
et j’ai la preuve … parce que
j’ai analysé d’autres secteurs
aussi bruyants, comme sur la
sixième rue Ouest, le chemin de
Matagami, des camions lourds,
de bois qui passent là à la
journée longue. C’est certain que le
bruit… et puis on a posé la
question, c’est pour cela que
je suis capable de vous en parler,
on a posé la question puis la
question du bruit puis de ces choses
là, ça les affecte pas. Sont sur
une grande route, est asphaltée
puis c’est ça qu’on veut.
C’est pas moi qui le dit, c’est
l’analyse de mes comparables.
Pis je parle de la sixième rue
Ouest, pour moi j’aurais appliqué une
désuétude en tant qu’évaluateur, mais
les transactions prouvaient le
contraire. Puis on a posé la question
suite à l’analyse des ventes. Ça fait
que dans un milieu rural, comme on parle
de là, que ça soit un peu plus bruyant,
c’est certain, mais les gens d’ici
sont habitués, c’est des gens qui
travaillent dans le bois, qui
travaillent dans les mines donc
sont habitués d’avoir du bruit
donc y en tiennent pas vraiment
compte parce que, regardez mes
comparables… «
Un peu plus loin lors du témoignage
de l’évaluateur de la Ville d’Amos, le
juge met en relief l’absence de pelouse
sur la propriété qui fait l’objet de la
contestation d’évaluation par rapport à
un comparable sis à moins d’un kilomètre
de là;
Le juge : » …Alors, c’est ça, moi, ce
qui me saute aux yeux entre les
deux photographies, évidemment,
c’était la pelouse en avant de la
maison de la comparable numéro 1,
c’était, c’est coloré… »
L’évaluateur : « Oui mais ça, je
peux ajouter quelque chose ici vous
me parlez de pelouse là… »
Le juge : « C’est sûr que ça coûte moins
cher de déneigement! »
L’évaluateur : « Oui mais je peux
vous dire qu’ici en Abitibi,
c’est vraiment pas une priorité…
Ça, je peux vous en parler avec
connaissance de cause.
Depuis plusieurs années, on a je
sais pas combien de propriétés
qui se transigent pis que souvent
c’est de la gravelle, y a presque
pas de pelouse, on connaît la
température un peu de l’Abitibi…
c’est pas une priorité.
Pis ça ça m’a frappé, pas juste
aujourd’hui, je suis capable de
vous en parler, ça fait plusieurs
années de ça mais c’est pas des
gens qui… c’est pas une priorité
de donner une valeur à cause qui a
peut-être de la pelouse… ces choses
là. C’est pas prioritaire aux gens
de l’Abitibi. Si on regarde des
fleurs et ces choses là, c’est
la même chose.
… Si on regarde la maison mobile à
66 000, notre comparable numéro 4
c’est un peu ce que je disais tantôt,
oui la photo y a un petit peu de
neige encore, mais on regarde le
terrain, y est nivelé y a pas eu
de … mais c’est ça les gens d’ici,
les gens achètent des propriétés
pis investissent beaucoup plus sur
des produits matériels comme ski
doo, quatre roues, bateaux… ces
choses là mais une maison oui,
c’est une habitation mais c’est
pas prioritaire d’arriver avec de
l’asphalte ou du pavé uni. On en voit,
on en voit beaucoup moins ici..
Le juge : « Oui, je comprends
qu’on n’est pas dans la Communauté
Urbaine de Montréal… sauf que faut
pas non plus dévaloriser l’Abitibi. »
L’évaluateur : « c’est pas le but là. »
Paul Martineau : « Je trouve que c’est
une étude sociologique.. en tous cas,
ça m’affecte personnellement, cette
étude sociologique là. »
Le juge : « Mais je voulais dire qu’à
Montréal on peut facilement dépenser
cent mille, cent cinquante mille
dollars d’aménagement, en paysagement.
Ici, c’est peut-être moins fréquent là.
C’est simplement ça l’objet de
l’information que je donne. Simplement… »
Paul Martineau : Mais monsieur le
juge, je trouve que c’est un peu
cliché de dire qu’on met ça sur
des ski-doo, moi j’en ai pas de
ski-doo; j’ai jamais eu de moto-neige,
j’ai pas de sea-doo et je souffre de
ce bruit là. Je pense qu’y faut pas
généraliser à ce point là. Je trouve
ça insultant puis humiliant ce qu’on
dit là. «
FIN DES EXTRAITS.
COMME DIRAIT L’AUTRE, LE MÉPRIS
N’AURA QU’UN TEMPS!!!
A LA PROCHAINE
EN MOUVEMENT CITOYENS!
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L’Amossion est formé de la contraction
du mot « Amos » et de l’expression « la
motion ». « Motion » qui vient du mot
latin « motio » et qui veut dire, selon le
petit Larousse : « mise en mouvement ».
Il est temps, selon nous que les forces
vives de notre Ville se mettent en branle
pour obtenir une plus grande démocra-
tisation de leurs institutions publiques
en général et de la Ville d’Amos
en particulier.
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