mardi 15 juin 2010

CONSEIL DE VILLE D'AMOS: 400 000$ POUR DÉCONTAMINER UN TERRAIN VAGUE PLUTÔT QUE CELUI DU MOTEL INDUSTRIEL! FIN ABRUPTE DE LA PÉRIODE DES QUESTIONS!!!

L’AMOSSION, JOURNAL INFORMATISÉ
DESTINÉ AUX AFFAIRES PUBLIQUES.

VOLUME XXXIX DU 15 JUIN 2010

PAUL MARTINEAU, RÉDACTEUR EN CHEF.
Téléphone : 819 727 1878

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ÉCHO DE LA SÉANCE DU CONSEIL
DE VILLE D’AMOS DU 7 JUIN 2010.

Outre tous les membres du conseil
de Ville qui sont présents,
Messieurs, Nolet, Plante et Lavoie
respectivement D.G., greffier et
trésorier de la Ville assistent
également à l’assemblée.

Le public est composé d’une dizaine
de personnes.

Le conseil accepte d’abord 3
dérogations mineures.

Ensuite, le conseil approuve un
plan d’implantation et d’intégration
architecturale portant sur des
changements de fenêtres dans un
édifice de la première rue Est,
à Amos

Puis, on mandate un procureur
pour poursuivre des citoyens
dans le but que cesse l’usage non
autorisé d’une propriété et la
récupération d’amendes conséquentes,

Au point suivant de l’agenda, on
nomme un étudiant, Monsieur
Maxime Larochelle pour agir à
titre d’inspecteur municipal
adjoint pour la saison estivale.

Ensuite, le conseil vote des ajouts
à la demande à portée collective
formulée antérieurement en vertu de
l’article 59 de la Loi sur la
protection du territoire et des
activités agricoles.

Dans le cadre d’exigences formulées
par les autorités gouvernementales
provinciales, le conseil demande à
la MRC de revoir certaines limites
d’affectation de résidence en
territoire rural, ainsi que celles
d’affectations récréatives.

Au point 5.8 de l’ordre du jour, la
Ville accepte deux contrats totalisant
17 000$ que le Ministère des transport
du Québec a confié à la Ville d’Amos
ayant trait au ramassage d’abrasif
sur le bord de la chaussée avec
bordures, dans les limites du
territoire de la Ville et du nettoyage
de drainage fermé.

A 4.10 de l’agenda, on approuve la
vente, pour une somme indéterminée,
d’un lot résidentiel de la
Ville à M. Bégin et à Madame Bélanger
avec obligation de construire dans
un délai d’un an.

Puis on adjuge le contrat pour
l’acquisition et l’installation
d’un nouveau bâtiment de services
à la balance du dépotoir à Modulabec
Inc en considération de la somme de
29 500$.

Ensuite on vote la remise en service
de la patrouille verte, destinée à
poursuivre la sensibilisation de la
population d’Amos au recyclage et on
nomme des préposés à cet effet.

Au point suivant, on adjuge le contrat
de fourniture à la Ville d’un tracteur
à trottoir à la compagnie J.A. Larue
au coût de 143 442$, sa soumission étant
la seule jugée conforme; une autre ayant
été rejetée.

On adjuge également à la firme Genivar,
pour la somme de 24 268,13$
un contrat pour réaliser les plans
et devis préalables à l’aménagement
des infrastructures sur une partie de
la rue Principale Nord et de la première
rue Est,

Puis la Ville appuie une demande de
subvention de la part de la Corporation
des fêtes et festivals d’Amos,
(H20 le festival)
dans le
cadre du programme « Pacte rural »

On renouvelle ensuite le mandat
de 4 commissaires de la Commission
des arts et de la culture
qui venait
à échéance.

On nomme également deux personnes
attitrées à la prévention et deux patrouilleurs
de la piste cyclable.

Ensuite, le Directeur général est
autorisé à signer une entente, dans
le cadre du programme « sécurité à
pied et en vélo
» avec la Sûreté du
Québec, poste de la MRC d’Abitibi.

Au point 4.19 de l’ordre du jour,
on vote le prolongement de 45 mètres
de la rue du Patrimoine pour en
assurer un meilleur entretien,
au coût estimé de 22 235$, somme à
à être appropriée, à même le fond de
roulement, sous réserve de l’adoption
d’une autre résolution lorsque le
coût réel des travaux sera connu.

Puis, le conseil engage une employée
occasionnelle à titre de préposée
aux chronomètres de stationnement.

Par la suite, on recommande la
nomination de M. André Bois pour siéger
au conseil d’administration de la
société en commandite FIER-TEMABI.

Au point 4.23 de l’ordre du jour,
on nomme Madame Sylvie Leduc au poste
de commis-magasinier, en remplacement
de Monsieur Gilles Grenon.

Sur le plan des procédures, on donne
avis de motion d’un projet de règlement
concernant le maintien d’un service
de sécurité incendie.

On adopte aussi le deuxième projet
de règlement modifiant le règlement
de zonage.

De même, on adopte un
règlement concernant l’aménagement
des parcs de la Ville d’Amos qui
décrète également un emprunt
pour en défrayer les coûts estimés
à 223 000$.

On adopte aussi un règlement concernant
la réhabilitation environnementale
du terrain de l’ancien
garage municipal qui prévoit le
financement des travaux à un coût
estimé à 419 000$.

A ce sujet, le maire signale que ce
projet pourrait ne pas être réalisable
parce qu’il s’est laissé dire que
le terrain étant situé en zone
inondable, n’importe lesquels
travaux y seraient interdits.

Puis on adopte un règlement
concernant l’asphaltage d’une
piste cyclable existante,
l’ajout d’un tronçon à celle-ci
et l’acquisition de mobilier et
décrétant un emprunt de 918 000$
pour en défrayer les coûts.

Ensuite, le greffier dépose l’avis
au conseil fixant la date de
procédure d’enregistrement de
certains règlements d’emprunt
plus haut mentionnés.

On adopte aussi un projet de
règlement modifiant le règlement
ayant décrété le plan d’urbanisme
sur l’ensemble du territoire de
la Ville et tenue de l’assemblée
publique de consultation y
relative, le 5 juillet 2010.

Finalement, un premier projet de
règlement modifiant le règlement
de zonage et annonce de la tenue
de l’assemblée publique de consultation
du 5 juillet 2010 y relative.

Au volet dons et subventions,
on accepte une demande de subvention
de $22 000$ de la part de Petite
Boutique Amos.

On accepte aussi une demande de
subvention de 1 500$ de la part du
Mouvement Kodiak dans le cadre de
la fête de la St-Jean.

En passant, le maire signale qu’il
a entendu dire, que cette année,
il n’y aurait pas de manifestations
pour célébrer la fête du Canada.

Sur le plan des informations publiques,
le conseil de Ville adresse ses
félicitations è l’Amossois, M.
Jean-Pier Gravel pour sa nomination
au poste d’animateur de « Salut,
Bonjour Week-end »

On félicite aussi le Hochey
mineur d’Amos qui a été nommé
organisation de l’année pour le Nord
du Québec. de même que M. François
Sills qui vient d’accéder au titre
d’entraîneur de hockey double lettres,
pour le même territoire.

M. Laliberté, président de la Commission
locale des arts et de la culture est aussi
félicité à la suite de sa nomination à
titre de président du Conseil de la
culture de l'Abitibi-Témiscamingue.

C’EST MAINTENANT LA PÉRIODE DES
QUESTIONS DU PUBLIC.

MONSIEUR FLORIAN THIBAULT
SUR LES ARBRES DE SON VOISIN
ET DE L’HERBE FOLLE SUR UN
TERRAIN VACANT.

Monsieur Thibault réfère à une
demande qu’il a déjà formulée
l’année dernière à l’effet
que les arbres de son voisin
bloquent la vision et à l’effet
que sur un terrain vacant à
l’arrière de chez lui il y a
du foin, danger potentiel pour
le feu. Il ajoute qu’il le fauchait
mais qu’il a appris qu’en ce faisant,
il devrait en disposer, ce qu’il
n’a pas l’intention de
faire à l’âge de 85 ans.

Il donne son adresse et son numéro
de téléphone alors que le maire
l’assure du suivi éventuel de
son dossier.

M. ROGER PICHÉ, SUR UNE
QUESTION RELATIVE À L’ACHAT
D’UN CAMION AVEC ÉCHELLE DE
100 PIEDS.

« Moi, j’aurais une petite
citation : dans l’édition du
Citoyen du 31 mars 2010, on
rapporte d’abord que le
camion échelle du Service
d’incendie d’Amos ne répond
plus aux normes. Par contre
dans le même article on y
écrit : » Nous avons d’abord
essayé de faire réparer
l’échelle en 2009 »

Dans le numéro du 26 mai
2010 du même journal, on
apprend que la Ville va
dépenser 761 000$ pour
remplacer l’actuel camion
échelle de 65 pieds par un
nouveau camion avec échelle
de 100 pieds. Le journaliste
ajoute, et je cite :

« En attendant, on va réparer
l’échelle que nous avons
pour pallier à nos besoins «
Plus loin, on écrit et je cite
encore :» le maire Chérubin
estime que la Ville agit
ainsi pour le bien-être de
sa population car rien ne
l’obligeait à faire cet achat. »

Comme le nouveau camion ne
serait pas disponible avant 2011,
et qu’on peut réparer
l’équipement qu’on a, il
devient évident que le besoin
d’un nouveau camion n’est
ni immédiat, ni urgent de
sorte que je me demande
s’il est raisonnable
d’engager aussi rapidement
de l’argent qui représente
une fois et demie la somme
qui a provoqué l’augmentation
de taxe de cette année. De plus
comme l’achat projeté n’est
pas obligatoire, j’aimerais
savoir si cette dépense va
être partagée par nos partenaires
de la MRC? »

Le maire répond ce qui suit :

« Partager avec nos partenaires
de la MRC, c’est non. Donc, vous
avez fait une interprétation
que c’était pas urgent; donc alors
moi je pense que ça, vous avez
mélangé un peu. Alors on va faire
un topo permettant de vous démêler
parce que quand on prend des articles
comme ça, ça peut prêter ..

La situation c’est que nous
avons un camion-échelle de
65 pieds et depuis quelques
temps, l’échelle ne
fonctionne pas du tout. Donc
alors nous avons selon,
le schéma de ce qu’on appelle
le risque élevé en terme
d’incendie, c’est à dire que
nous avons des bâtiments
à étages que si le feu prenait,
on serait très vulnérable.
Donc alors, on a essayé de
faire réparer l’échelle
de 65 pieds mais on sait
qu’elle a perdue son
homologation; c’est-à-dire
qu’en le faisant réparer,
il ne sera pas homologué
pour plusieurs année.
Mais on sait aussi que depuis
quelques temps presque
toutes les municipalités
qu’on a vues et qu’on a
regardées… les échelles de
65 pieds ne sont… je ne peux
pas dire ne sont plus à la
mode, mais il y en a presque
plus, c’est 100 pieds et plus.
Donc alors on s’est dit, pour
donner un service de qualité
à nos citoyens, étant donné
qu’on est une municipalité
responsable, d’ailleurs M.
Piché, vous suivez les
délibérations du conseil ,
vous avez vu comment on a
essayé longtemps; on a
essayé et à un moment donné
on s’est rendu compte que si
on n’avait pas posé ce geste
là, hé bien au point de vue
assurances, nos citoyens ne
seraient pas très bien protégés.
C’est sûr que là on était pas
très..Donc alors on pouvait
faire la démonstration qu’on
avait un camion échelle et là
peut-être, il y aurait pas telle
ou telle chose d’arrivée, parce
que tant que ça va bien. Là on
est vulnérable. Et quand il
arrive quelque chose, on peut
être poursuivis pour négligence,
étant donné qu’on est pas seuls
là-dedans. Aussi parce que nous
avons 7 municipalités que nous
desservons en termes de services
incendie. Donc alors, cela fait
en sorte que le conseil, après
beaucoup de réflexion, M. Piché,
a décidé d’y aller avec un
camion échelle mais étant donné
que ça prend un an avant que le
camion-échelle neuf qu’on a
commandé arrive, on a pensé qu’en
attendant, on a envoyé l’échelle
de 65 pieds en réparation. Je
pense qu’on a réussi à le faire
réparer étant donné que M. Thibault…
il n’est pas là, M. Thibault..
a réussi à.

Donc on espère que d’ici 1 an
le camion-échelle neuf qu’on
a commandé va arriver avec
l’échelle de 100 pieds et avec
ça, je suis certain que durant
les vingt cinq prochaines années
M. Piché, hé bien on va être
capable de desservir notre
population avec un camion-
échelle, ça nous aurait coûté.. »

« 71 000$ par mois, vous avez dit
»
répond M. Piché.

Le maire poursuit :

« 71 000$ par mois, M. Piché,
je pense que c’est un peu haut.
M. Mathieu qui a travaillé très
fort sur ce dossier, il est allé
même rencontrer M. Thibault..
peut vous donner des informations
additionnelles. »

Le conseiller, Éric Mathieu
intervient alors. Il révèle
que l’échelle actuelle
a 48 ans et que le métal
dont elle est composée arrive
à la fin de sa durée de vie
utile. L’échelle en question
même réparée ne servira qu’en
cas d’urgence. Toujours selon
M. Mathieu, les frais de location
auraient été de 4 000$ par mois
ou 48 000$ par année.

Avant que M. Mathieu ne
poursuive son exposé, le maire
fait remarquer que la réparation
de l’échelle étant de 24 000$
versus la location de 48 000$,
on avait épargné 24 000$ en
faisant réparer l’échelle.

Puis M. Mathieu reprend en
disant que si la Ville
n’avait pas la couverture
d’un camion-échelle, les
tarifs d’assurances auraient
augmentés entre 10 et 40%,
en plus de l’augmentation
des taxes foncières que les
citoyen ont eu à subir
récemment. Il dit que
sans camion-échelle, la
propre couverture de la
flotte de la Ville aurait
été menacée. Il dit aussi
qu’il a douze pages de notes
sur ce dossier.

On apprend de même que si le
camion porteur actuel est un
1992 et que l’échelle a 48 ans
c’est que cette dernière vient
d’un autre camion. On réalise
cependant qu’on ne peut poser
une échelle de 100 pieds sur
le camion que la Ville
possède actuellement
parce que son moteur de 218
forces ne serait pas assez
puissant pour générer une
accélération suffisante dans
un temps donné, pour être
accrédité.

Quant au conseiller Benoît
Deshaies, il avance les
commentaires suivants :

« On a fait nos devoirs; on
a vérifié avec 7 ou 8 villes
de la même dimension que la
nôtre, pour voir un peu si
on n’était pas en train
d’exagérer et ces villes là
ont, pour la plupart, un
camion, avec une échelle de
100 pieds. On veut pas
nécessairement être les
meilleurs mais on veut au
moins être égal avec les
autres. »

Après avoir balancé
le remplacement de
l’équipement actuel avec
l’achat d’un nouveau
camion-échelle de 100
pieds, le conseiller
Éric Mathieu fait
remarquer ce qui suit :

« Là, on est comme visionnaire
dans notre décision… oui on a
une 100 pieds; si la ville grandie
.. c’est ça qu’on veut..on va
au moins avoir l’actif pour
répondre à nos besoins. »

On apprend également que la
Ville de Matane (15 000 habitants)
la Ville de Mont-Laurier (13 000
habitants, la Ville de La Sarre
(7 400 habitants) possèdent toutes
un camion incendie avec échelle
de 100 pieds.

La conseillère, Amélie Mercier
quant à elle fait remarquer que
toutes les questions qui ont été
soulevées lors de la séance, ont
fait l’objet d’une réflexion de la
part du conseil qui s’est donné les
moyens d’y répondre avant de prendre
une décision conséquente.

Le maire clôt ce sujet de la façon
suivante :

« Les conseillers ne sont pas les
défenseurs de la Ville mais plutôt
les défenseurs des citoyens d’Amos. »

M. ROGER PICHÉ : UNE QUESTION
RELATIVE À LA MAISON AUTHIER
:

Il pose la question suivante :

« Je suis allé voir la maison
Authier et j’espère que tous
les membres du conseil
l’ont visitée avant d’engager
des sommes importantes pour
la restaurer.

J’ai remarqué que cette maison
n’a pas de cachet particulier
et qu’elle montre beaucoup
d’accessoires peu anciens
mais de peu de qualité,
telles des fenêtres et des
portes qu’on retrouve dans
les maisons mobiles bas de
gamme. J’estime que si vous
la restauriez, elle n’aurait
que le nom de la maison
de M. Authier.

Je pense qu’au lieu d’engager
un demi-million dans un cadre
d’acquisition et de
restauration, il vaudrait peut-
être mieux envisager de faire
un petit développement
domiciliaire haut de gamme sur
le site en lui donnant un cachet
architectural soigné qui aurait
les avantages suivants :

Développement économique avec
la construction d’un
développement domiciliaire
que vous pourriez appeler
Place Authier si c’est
son nom que vous voulez
honorer.

Vente de terrain et perception
de taxes par la Ville
donc récupération du coût
d’acquisition et rentabilité
à long terme.

Valeur ajoutée au secteur
en question.

Épargne de l’entretien d’un
éventuel éléphant blanc que
constituerait la maison
Authier restaurée.

J’aimerais donc savoir si
le conseil de Ville a
balancé les avantages
d’une revitalisation du
secteur versus le maquillage
d’une bâtisse dont beaucoup
de composantes sont loin d’être
centenaires ni d’origine. »

C’est la conseillère Amélie
Mercier qui répond en ces termes :

« J’ai personnellement visité
la maison Authier à plusieurs
reprises; j’y vais d’ailleurs
à toutes les semaines, pas à
l’intérieur mais sur le terrain.
Quand j’ai fait la visite de
fond en comble de la maison
Authier, j’y suis allé avec
quelqu’un qui s’intéressait
à l’histoire de l’architecture
du patrimoine. Finalement, on
a recensé certains petits
détails, des correctifs qui
ont été faits à la maison,
entre autres, les fenêtres;
y a certaines fenêtres qui
sont en aluminium , c’est pas
d’origine. Concernant le
cachet, c’est une maison qui
est d’une architecture de
l’époque qu’on retrouve très
peu en Abitibi. Une maison
de ce type d’architecture là.
Je me souviens vraiment plus
du nom du courant architectural
de l’époque. C’est déjà une
architecture qui est quand
même assez rare. La Ville
d’Amos accorde une importance,
un grande importance surtout
à l’approche du centenaire à
la valeur patrimoniale de
plusieurs bâtiments à Amos,
spécialement à la maison
Authier qui est la première
maison qui s’est construite,
donc pas une cabane en bois,
pas un camp, mais vraiment une
maison; la première maison, la
maison Authier en 1910.

Donc à l’intérieur de la maison,
on retrouve des meubles qui sont
intégrés, en fait, y a comme
du mobilier mais c’est intégré
dans les murs. Donc c’est d’origine,
où on peut voir où Monsieur
Authier mettait certaines choses.
y a des boiseries et des
tapisseries qui sont d’origine
à l’intérieur de cette maison là.
Votre position me surprend vraiment
parce qu’elle a été étudiée par
plusieurs personnes cette maison-là.
Sa valeur patrimoniale pour l’Abitibi
est extrêmement grande.

Donc la Ville d’Amos a vraiment
l’intention de poursuivre avec la
restauration de la maison Authier
et, non, ce ne sera pas un
développement de condos de luxe,
ça va rester la propriété de tous
les citoyens de la Ville et les
visiteurs qui vont venir visiter
en même temps, apprendre sur
l’histoire de l’Abitibi et sur la
fondation de la Ville d’Amos et le
départ comment ça s’est…
Cette maison là est le point de
départ de la région, le patrimoine
Abitibien. Donc cela va rester la
propriété de tout le monde; moi
c’est ce que je pense. Ça fait
plusieurs années que la Ville
d’Amos travaille en ce sens et
je vous dirais que cela va
continuer. C’est une suggestion
des condos qui a déjà été proposée
à plusieurs reprises.

Y a des gens, des bénévoles qui
se battent corps et âme pour
conserver la maison Authier et
c’est nous, au nouveau conseil
municipal qui avons décidé
d’aller de l’avant avec la restau-
ration. »

M. Piché lui demande alors :

« A n’importe lequel prix? Parce
qu’il va falloir l’entretenir
cette maison là. »

Mme Mercier réplique :

« Pas à n’importe lequel prix.
Oui, actuellement le fait qu’elle
ne soit pas habitée, elle est très
vulnérable. C’est peut-être pour
ça que je vais à toutes les semaines.
J’ai toujours peur qu’il manque
quelque chose, qu’y ait du
vandalisme de fait dessus. On va
la rentabiliser dans un certain
sens les rénovations vont permettre
d’offrir des nouveaux locaux, entre
autre pour l’organisation du
centenaire de la Ville d’Amos.
D’autres festivals qui se passent
à Amos vont occuper ces locaux là
dans les prochaines années. Les gens
qui ont besoin de locaux comme ce
qu’on fait d’une certaine façon,
du 2 pour 1 en supportant les gens
qui organisent les événements ici
à Amos et en leur faisant occuper
un bien patrimonial et historique
d’une très grande valeur. Donc
c’est une valeur ajoutée pour les
gens qui vont à ces événements
là.

On va y aller par étape en ce qui
concerne les coûts, évidemment,
puis on va demander la contribution… »

A ce moment le maire intervient
dans le sens suivant :

« Si vous permettez, avant, je veux
ajouter quelque chose : M. Piché
est-ce que vous avez déjà entendu
parler de la Ville d’Amos comme
berceau de l’Abitibi? Si par
exemple on vous demande de
prouver que la ville d’Amos est le
berceau de l’Abitibi, quelques
édifices qui prouveraient que la
Ville d’Amos est le berceau de
l’Abitibi..
On avait des bâtisses qu’on devait
protéger pour prouver qu’Amos est
le berceau de l’Abitibi. Y en reste
trois. Y reste la maison Authier qui
a été construit en 1910. Y a l’ancien
palais de justice et la cathédrale.
Donc alors, ces trois bâtisses là,
on va les protéger contre vents
et marées. C’est bien beau de
parler de développement
domiciliaire. Ça on avait regardé
ça. Y avait des gens qui nous
avaient dit ça. Ça été rejeté
depuis longtemps et je trouve
qu’on a mis trop de temps pour
rénover la maison Authier.

Avant vous, avant que vous
veniez nous dire ça, y avait
plusieurs personnes avant vous
qui nous ont envoyé des pétitions
et des pétitions pour protéger
ces bâtisses là; c’est pour cela
que la Ville d’Amos a acheté.
Et vous.. normalement vous êtes…
vous connaissez l’histoire mais
y a beaucoup de jeunes qui ne
connaissent pas l’histoire de
l’Abitibi; comment ça a commencé.
Donc on a un projet de centre
d’interprétation historique pour
faire avec le site de la maison
Authier. Malheureusement quand
on a acheté, y a des gens qui
ont dit mettez pas d’argent
là-dessus. On a échappé la
maison en bas qui s’appelle le
tête-à-tête. Donc alors, on
voulait montrer aux gens comment
ça a commencé. Les gens qui sont
arrivés par le train, ils ont
traversé la rue, ils sont allés
à la maison tête-à-tête qui était
la maison de Monsieur Hector
Authier qui était l’agent des terres.
Il leur a donné un lopin de terre
et sa maison à lui était en haut.
C’est vrai en partie ce que vous
dites. Il ne reste pas … Il ne
reste pas d’exhibits ..
Le pot de chambre dans lequel M.
Hector Authier faisait pipi n’est
plus là; moi j’aurais aimé qu’il
reste là pour qu’on puisse le
montrer. Le lit sur lequel il
couchait n’était plus là. J’aurais
aimé qu’il soit là. »

Mais, dit Madame Mercier, « le bain
dans lequel il prenait son bain est
encore là. »

Puis, le maire de poursuivre :

« De plus, Monsieur Authier, c’était
le premier, le tout premier maire, le
premier député, le premier ministre.
Moi, j’ai beaucoup de respect pour
M. Piché. Je respecte votre point
de vue mais je ne le partage pas.
Je suis content de voir que ce n’est
pas un truc du maire. C’est tout le
conseil municipal à l’unanimité qui
dit : on devrait faire quelque chose
pour la maison. »

C’est alors que le conseiller Benoît
Dehaies signale que la restauration
de la maison Authier va diversifier
l’offre touristique en région.

Ensuite, c’est M. Piché qui intervient
en ces termes :

« Moi, je me dis, vous écoutez les
nouvelles comme tout le monde. Ce
qui se passe actuellement c’est
qu’on est dans une société qui
veut tout avoir. Ils disaient à
soir aux nouvelles que le Québec
est endetté de 220 milliards. C’est
où les politiciens vont arrêter
à un moment donné? Un moment donné,
il faut avoir une limite..ça va
être où la limite? »

Après avoir répondu à M. Piché
que la dette de la Ville d’Amos
n’a pas augmenté depuis qu’il est
maire, M. Chérubin dit:

« Des dettes… tout le monde a des
dettes. Moi, je dis, il faut faire
une gestion intelligente de la dette.
Y a certaines choses aussi quand
on fait ça ce sont pas des dettes,
ce sont des investissements, parce
que c’est bien de dire oui oui oui
mais nous sommes une entreprise de
services. Il faut donner des services
à la population..Si vous me disiez
les services coûtent chers, je vous
dirais M. Piché, bravo, parfait,
vous avez raison parce que quand
vous me demandez de faire telle ou
telle rue, c’est des millions que
ça coûte et quand, par exemple,
le conseil municipal d’Amos paie
un rue, c’est sûr et certain qu’on
est là pour les quinze vingt
prochaines années. Parce que
vous savez, la rue des chênes
elle est brisée maintenant là
mais la rue des chênes est là
depuis 1997. J’étais là à
entrer avec vous dans cette rue
là. 1977, 2000, 2010, ça fait
au moins un certain temps et
c’était pas la rue qui était
mieux faite. Vous savez comment
ça été vite fait là. Mais quand
on fait une rue, on est là pour
20, 25 ans minimum. alors ça
c’est un investissement. Quand
vous divisez cela par le nombre
d’année, ça coûte pas cher et
quand on gère les coûts, c’est
à tout cela qu’il faut penser.

Je suis d’accord avec vous,
aujourd’hui on fait beaucoup
de démagogie : La dette!
la dette! la dette !
tout le monde a des dettes;
tout le monde a des dettes.
Si par exemple, on payait
cash notre maison, ni vous
ni moi aujourd’hui n’aurait
pas une maison. Ça prend 25
ans pour payer une maison,
Vous avez payé votre maison
en-dedans de 25 ans mais vous
auriez pu prendre vingt cinq
ans. alors du cash, acheter une
maison cash, y a personne qui
peut faire ça aujourd’hui. »

A ce moment là, un citoyen qui
ne s’est pas annoncé
préalablement, interrompt le
maire en donnant raison à M.
Piché sur la question de la
maison Authier. Il informe
l’assistance que si la
génération avant lui
avait assistée à la présente
séance du conseil il y a
longtemps qu’elle aurait fermé
le dossier. Il rappelle en
parlant de la maison Authier,
que le « gars sur la butte », donnait
des lots à des colons qui, avec
leurs enfants, en char à beû,
allaient dans les terres se
faire manger par les mouches.

MAURICE MARTINEAU SUR UN
INVESTISSEMENT DE 65 000$ PAR
ANNÉE SUR DES TERRAINS DE LA
COMMISSION SCOLAIRE HARRICANA
.

Il s’informe de la nature de
la contribution de 65 000$
accordée à la Commission
scolaire Harricana
pour mettre
à niveaux des terrains de jeux
et autres.

Le maire révèle que :

« Nous avons aidé la Calypso
à avoir un terrain de basket.
Donc, c’était des biens et
services, c’est-à-dire que
c’est la Ville qui a fait ça.
Ça a coûté 40 000$. Nous avons,
à la polyvalente la Forêt fait
une patinoire qui a coûté 20 000$.
Ce sont des services et y a un
5 000$ qu’on a mis. C’était dans
les jeux du Québec. C’était à la
suite d’une entente. On avait dit
si les Jeux du Québec fait des
profits on va partager entre le
sport et la culture.
Donc alors si on a fait ça,
c’est parce que depuis longtemps
la Ville d’Amos à un partenariat
avec la Commission Scolaire et
c’est ce partenariat qui a fait
en sorte qu’on a aidé l’école
La Calypso à faire un terrain
de basket et quand on regarde
tous les jeunes qui utilisent
ce terrain là et aussi du côté
de la Polyvalente la Forêt on
a fait un terrain à la demande
des jeunes; un terrain de hockey,
un patinoire et l’été ça devient
un terrain de basket. Donc alors,
oui, c’est ce que vous avez vu
dans les journaux. Oui, on l’a
inauguré la Commission Scolaire
et la Ville, puis on est très fier. »

Maurice Martineau réplique qu’il
ne comprend pas comment il se fait
que la Commission Scolaire à
qui les contribuables paient
des taxes foncières soit si
pauvre que la ville doive la
subventionner à raison de
65 000$ par année.

Le maire lui rétorque :

« Vous pouvez ne pas comprendre,
comme bien des affaires..
parce qu’on vous dit que depuis
1984, on a une entente de services
avec la Commission Scolaire. Puis
ces élèves là de la Commission
Scolaire, ce sont nos enfants.
La Commission Scolaire, ils sont
là le jour et nous autres, ils
sont avec nous le soir. Ce sont
nos citoyens et aujourd’hui pour
permettre à nos jeunes de faire
de l’exercice physique, de
pratiquer du sport. Si vous
pensez que c’est trop cher,
c’est votre droit mais moi je
me suis dit, une ville là
ça fait se développer et nos
jeunes de leur permettre de
faire du sport, de jouer au
hockey l’hiver puis de jouer
au basket l’été là et puis 65
piastres, 65 000 piastres je
ne pense pas que ce vous avez
à dire contre ça, de toute
façon c’est votre droit et moi
je vous demanderais une affaire
aussi, parce que moi, aux
journalistes quand je donne
des interviews et puis ils
veulent m’interviewer, ils
veulent m’interviewer, ils
me demandent la permission
d’enregistrer mes propos.
A l’avenir, j’apprécierais
beaucoup que vous fermiez
votre micro et quand vous
avez des questions aussi
que vous puissiez les poser
pour ne pas travestir ma
pensée et aller écrire sur
votre blog, n’importe quoi. »

Maurice Martineau rétorque
que justement, l’enregistrement
n’a pour but que de rapporter
fidèlement les paroles des uns
et des autres.

Le maire réplique ce qui suit,
à son tour :

« Quand je dis quelque chose,
interprétez pas ce que je dis,
mettez le dans le contexte, parce
que quand vous sortez une phrase
« le maire a dit ça » et moi je
ne suis pas là pour me défendre,
je trouve pas ça honnête. Je
trouve pas ça honnête de votre
part et je trouve ça mesquin
et même très mesquin. Je pense
que c’est une question de
politesse. Quand par exemple,
on veut faire la photo de
quelqu’un, on veut la publier,
on demande la permission. Moi
c’est ce qu’on me dit. Quand
quelqu’un veut publier ma photo
il la publie, donc je lui donne
la permission. Quand quelqu’un
enregistre mes propos,
j’apprécierais beaucoup que la
permission me soit demandée. »

La dessus, le conseiller
Éric Mathieu dit : « je
propose la levée de
l’assemblée
» et le maire
de dire : « J’appuie. »

Fin de la réunion.

A LA PROCHAINE
EN MOUVEMENT CITOYENS!!!


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L’Amossion est formé de la contraction
du mot « Amos » et de l’expression « la
motion ».
« Motion » qui vient du mot
latin « motio » et qui veut dire, selon le
petit Larousse : « mise en mouvement ».

Il est temps, selon nous que les forces
vives de notre Ville se mettent en branle
pour obtenir une plus grande démocra-
tisation de leurs institutions publiques
en général et de la Ville d’Amos
en particulier.
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