mardi 16 mars 2010

À AMOS, 60% DE LA HAUSSE DE TAXES S'EN VA À QUÉBEC? ÉRIC MATHIEU MET FIN AUX QUESTIONS À 9 HRES 03! ON FAISAIT AUSSI CONFIANCE À NORBOURG!

L’AMOSSION, JOURNAL INFORMATISÉ
DESTINÉ AUX AFFAIRES PUBLIQUES.


Volume XXVIII DU 16 mars 2010.


PAUL MARTINEAU, RÉDACTEUR EN CHEF.
Téléphone : 819 727 1878

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ECHO DE LA SÉANCE DU CONSEIL
DE VILLE D’AMOS DU 15 MARS 2010


Outre tous les membres du conseil de
ville, sont présents Messieurs, Nolet,
Plante et Lavoie, respectivement directeur
général, greffier et trésorier de la Ville
d’Amos.

Du public, il y a, au début de la séance
une trentaine de personnes.

Après l’adoption de l’ordre du jour et du
procès-verbal de l'assemblée du 1
mars 2010, on entame les sujets
d’administration générale.

Après avoir traitée une seule dérogation mineure
on procède à la vente d’un lot résidentiel à
Madame Lise Roy et à Monsieur André Pépin
pour la somme de 30 000$.

Le maire souligne que des conditions de vente
du terrain en question que M. Mathieu vient
de lire, il se dégage une volonté ferme de la
Ville de consacrer ces terrains à la construction
plutôt qu’à la spéculation.

Puis la Ville décide de participer au projet
pilote sur les plans d’action intégrés en
efficacité énergétique de l’agence
de l’efficacité énergétique
et de donner
le mandat à Eco Ressources Consultants
de faire l’inventaire des émissions et
de proposer un plan d’action pour les
réduire, moyennant la somme de 15 463$.
Le tout est conditionnel à la réception
d’une subvention de 95% du montant
précité.

Ensuite on adjuge le contrat pour l’acquisition
d’un écureur combiné modèle neuf 2010
à l’unique soumissionnaire en lice, soit
Équipement CM Inc, pour la somme
de 381 787,12$

Au point 4.5 on autorise le représentant
de la Ville à présenter un projet de rénovation
du Théâtre des eskers dans le cadre des
programmes « aide aux immobilisations du
MCCCF et « Espaces culturels Canada. » avec
l’engagement de la Ville à assumer le tiers
du coût des travaux.

Par après, par promotion interne,
on nomme M. Bernard Blais
au poste de directeur des loisirs en
remplacement de M. Rioux, qui, à
l’emploi de la Ville depuis le 11 juin
2001, vient de prendre sa retraite.

Ensuite, on nomme M. Éric Mathieu
et un suppléant, Monsieur Denis
Chandonnet pour représenter la Ville
aux assemblées annuelles de la compagnie
Gestion Fier Témabi Inc et de la société
en commandite
Fier Témabi.

Le maire explique que ces organismes
où la Ville a investi 300 000$ visent à financer
les promoteurs qui ont des projets structurants
dans la région.

Puis on accepte les comptes à payer qui ont
déjà été étudiés en séance de travail.

La prochaine résolution consacre la radiation
des mauvaises créances (non chiffrées) au
31 décembre 2009.

Au point 4.10 de l’agenda, la Ville confirme
son accord, auprès du CPTAQ à une demande
d’autorisation d’aliénation et d’utilisation d’une partie
d’un lot destiné à des fins agricole pour la construction
résidentielle.

Au point suivant, on nomme Madame Amélie
Mercier comme maire suppléant.

Sur le plan des procédures, on donne un avis
de motion à l’effet qu’on va éventuellement
présenter un règlement modifiant le règlement
de zonage.

Sur le plan des informations publiques, la
conseillère Julie Cazes fait rapport du dépôt
des dons pour Haïti.

Elle explique qu’il s’agit du fonds lancé par
l’Union des municipalités à la suite du
récent tremblement de terre survenu dans
le pays en question.

Elle révèle que des citoyens et des organismes
ont emboîté le pas à la Ville pour donner
des sommes entre 20$ et 1010$. Au 5 000$
de la Ville se sont donc ajoutés des dons
des citoyens au montant de 2 605.28$.
Par ailleurs des organismes sociaux ont
aussi fait preuve d’une grande générosité.
Leurs fonds seront versés à des organisations
caritatives, dont la Croix-Rouge.

Le maire se dit ému et personnellement
touché par cette manifestation de solidarité
des Amossois à l’égard de son pays d’origine.

QUESTIONS DU PUBLIC

M. MARCOTTE SUR LA PROMOTION DU
BOIS PAR LA VILLE DANS SES ÉDIFICES
PUBLICS.

Monsieur Marcotte dit avoir récemment entendu
le maire exprimé la volonté de la Ville d’Amos
de faire la promotion du bois dans le domaine
de la construction.

Il se demande si cela va être le cas en ce qui
a trait au Théâtre des eskers et dans le cas
du complexe sportif. Il veut aussi savoir dans
quel mesure la Ville veut favoriser l’usage
de ce matériau si ça coûtait plus cher.

Le maire prétend que le problème ne se poserait
pas avec acuité puisque selon lui, le bois ne
serait pas beaucoup plus cher qu’un autre
matériau. En ce qui a trait au Théâtre des Eskers
il s’agit d’une rénovation où le bois serait
peu ou pas nécessaire. Quant au complexe
sportif la Ville tendra résolument à favoriser
l’usage du bois.
SUR L’AUTO-RÉGLEMENTATION
DU STATIONNEMENT DANS UNE RUE
PAR UN COMMERÇANT.

Monsieur Marcotte soulève le cas d’un
fleuriste sur la rue du pont qui aurait
installé une affiche indiquant que le
stationnement en face de son commerce
était réservé à ses clients avec frais de
remorquage pour les contrevenants.
Ce citoyen, bien que n’ayant eu connaissance
d’aucune problématique particulière
qu’aurait pu soulever cette affiche,
estime cependant que si tous les gens
d’affaires commencent à imiter ce
geste, le stationnement en ville pourrait
devenir chaotique.

Le maire est d’accord avec lui, dans le sens
que les commerçants ne peuvent pas décider
de régir, de leur propre chef, le stationnement
sur une rue.

Il affirme que le D.G. a pris note du cas qui
lui est soumis et qu’il va en faire un suivi
conséquent.
PAUL MARTINEAU SUR:
LE FAIT QUE LA
RÉDUCTION DU TAUX DE TAXATION
CANALISERAIT DES TAXES FONCIÈRES
AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC PLUTÔT
QUE DANS LES COFFRES DE LA VILLE.

Préalablement, il dépose devant la table
du conseil, les documents suivants qui vont
servir à étayer sa question:
Cette feuille de travail, dans sa première colonne pose
l'hypothèse que le taux d'évaluation 2010 reste
le même qu'en 2009 pour les édifices
gouvernementaux, comparé à l'encaissement réel
en 2010, dernière colonne.



Il pose ensuite la question suivante :

« D’après les documents que j’ai en main
en 2009, le gouvernement a payé la somme
de 1 727 345$ en tenant lieu de taxes sur une
évaluation de ses immeubles de 109 967 400$
soit 1,57 du cent dollars d’évaluation. Si le taux
d’imposition était resté le même en 2010,
l’évaluation de 2010 des édifices gouvernementaux
étant de 117 312 400$, cela aurait rapporté la
somme de 1 842 755$ au lieu de 1 626 615$
comme projeté par la Ville soit un écart
de 216 140$. Comme la perte de l’industriel
qui est compensé par le résidentiel est de
371 410$ et que cet écart de 216 140$ que
le Gouvernement du Québec ne paiera pas
à la Ville représente près de 60%, n’est-il pas
exact de dire que l’effort fiscal que le conseil
a demandé pour le maintien des services
à Amos est plutôt une prière pour financer
l’état Québécois, sans compter que le même
phénomène va se reproduire au scolaire?

N’aurait-il pas été plus logique de laisser
l’évaluation et le taux de taxation comme
ils étaient de sorte que le résidentiel n’aurait
pas eu à subventionner le Gouvernement du
Québec?

D’abord, le trésorier M. Lavoie n’est pas
d’accord avec le taux de 1,57% utilisé par
son interlocuteur. Ce dernier rétorque
qu’il a fait une règle de 3 en divisant les taxes
payées par le gouvernement sur ses immeubles
en 2009 et en multipliant le taux ainsi obtenu par
l’évaluation des immeubles gouvernementaux en
2010. Si l’équation est un peu plus compliquée
que cela, il reste qu’on va arriver à des résultats
semblables, quelle que soit la méthode retenue.

Le trésorier estime que la problématique étant
fort complexe, il serait approprié que le conseil
en ait une copie pour étude et réponse ultérieure.
Le D.G. abonde dans le même sens et ajoute,
qu’il faut différencier l’évaluation de la
taxation. L’évaluation est régie par une loi
et est indépendante du conseil de Ville, tandis
que la taxation est de son ressort.

Paul Martineau soumet que la Ville a négocié
avec Temlam et Abitibi Bowater des évaluations
à la baisse et qu’il a été dit que c’est le conseil
de Ville qui a mené les négociations et non ses
évaluateurs. Il affirme ne pas comprendre que le
conseil n’aurait pas pu prendre la même
tangente descendante pour tout le secteur
résidentiel. Il ajoute qu’il ne conteste pas le
fait que la Ville ait réduit l’évaluation de ces
deux usines; ce qu’il prétend c’est qu’à
défaut d’avoir coordonné le service de taxation
et d’évaluation, 60% de l’effort fiscal du
secteur résidentiel à Amos va aller dans les
coffres du gouvernement du Québec plutôt
que dans ceux de la Ville d’Amos. Par ailleurs,
selon lui, ce qui est aussi pire c’est que par
le processus retenu par la Ville en 2010, il
y a plusieurs contribuables qui voient leur
évaluation augmenter de 50% alors que
ceux dont la hausse est inférieure à 17%
jouissent d’une réduction de taxe. Il termine
en disant que si on avait laissé l’évaluation
au même niveau que le rôle antérieur,
l’effort fiscal eut été supporté par tout
le monde et eut été dix fois moindre.

Le D.G. réplique que dans le cas de Temlam
et d’Abitibi Bowater, c’est à la suite d’une
contestation que leur évaluation a été réduite.
Ces usines ont donc utilisé les mécanismes
qui sont à la portée de tous les citoyens
d’Amos. Il est vrai qu’il y a eu négociations
mais c’est dans le cadre d’une entente
hors de cour. Il ajoute que c’était dans le
cadre de l’ancien rôle puisque pour le
nouveau rôle il y a eu carrément une
baisse d’évaluation basée sur le principe
de la désuétude économique comme
cela c’est produit pour des usines semblables
à travers le Québec. Il insiste : la Ville n’a
aucun pouvoir sur les évaluateurs et ne
leur donne pas de directives. Par ailleurs
le droit de contester son évaluation, dit-il
est un droit qui peut être exercé par tous
les citoyens intéressés et à ce jour 26
personnes se sont présentées au bureau
local pour s’informer de leur dossier.

Paul Martineau n’est pas d’accord puisque
dit-il, si le Directeur général de la Ville
d’Amos a participé aux négociations entre
Temlam et Abitibi Bowater, c’est qu’il y a un
aspect politique au dossier qui pourrait
s’appliquer à l’ensemble du résidentiel.

M. Nolet est d’accord avec l’aspect politique
sur le plan de la contestation mais réitère
la non ingérence de la Ville quant à la
confection du rôle d’évaluation. Il termine
en disant que dans le cas des deux usines en
question, les évaluateurs ont proposé un
arrangement qui a été négocié par la
Ville.



SUR L’AUGMENTATION PARTICULIÈRE
DE L’ÉVALUATION SUR LA ROUTE
111 EST.

En dépit de ce qu’il vient d’entendre sur la
non intervention du conseil auprès des
évaluateurs, Paul Martineau soumet que l’un
des rôles du conseil devrait être d’éviter
la judiciarisation des demandes de révision
d’évaluation qui est coûteuse autant pour
la ville que pour le contribuable concerné.
A cet effet il dit résider sur la route 111 Est,
dans un quartier composé de maison mobiles et de
vieilles résidences campagnardes qui côtoient
des demeures plus modernes. Selon lui il n’y a
pas eu tellement de transactions dans le secteur
qui justifieraient une des plus grandes
augmentation d’évaluation en ville.

Il aimerait que la Ville s’enquiert auprès de
ses évaluateurs des paramètres d’évaluation
utilisés dans ce cas précis, tels les données
du marché et les comparables pertinents.

Selon lui, il serait du devoir de la Ville de
s’assurer de la qualité du travail fait
dans ce quartier (si du travail a été fait).
Il ajoute qu’il appelle le services d’évaluation
de la Ville « Lotto Évaluation » par analogie avec
« Lotto Québec » : si vous tirez une carte haute,
votre évaluation est élevée, si vous tirez une
carte basse, votre évaluation s’en va en
descendant.

Selon le maire, il y a lieu de communiquer
avec l’évaluateur pour avoir des explications
pour trouver un compromis acceptable si
possible. Il soumet que la Ville d’Amos,
contrairement à Rouyn-Noranda fait affaires
avec une firme d’évaluateur indépendante, ce
qui évite d’être à la fois juge et partie.
Il a confiance puisque c’est la même firme
qui traite les dossiers de Val d’Or, de La Sarre et de la
M.R.C. On aurait donc tendance à lui faire
confiance, d’autant plus que c’est une
firme agréée..

Un membre du public, M. Roger Piché
suscite un rire général en lançant :

« Tout le monde avait tendance à faire
confiance à Norbourg aussi. »

M. AUGER :

RELATIVEMENT À 4.4 :
LE RÉCUREUR COMBINÉ

M. Auger veut savoir à quoi sert le récureur
en question.

M. Nolet lui explique qu’il s’agit d’un véhicule
spécialisé qu’on utilise bi-annuellement pour
garder le réseau d’égoût fonctionnel. Ce véhicule
est muni d’une pompe aspirante qui peut aussi
être utilisé dans le cas d’inondation de sous-sol.

SUR 4.7 DE L’AGENDA ; FIER TEMABI.

Il veut savoir la nature de cet organisme.
Le maire rétorque qu’il s’agit d’un organisme
de financement dans lequel la Ville a mis
300 000$; somme qui a été doublée par le
Gouvernement du Québec. Il ajoute qu’il
est utile au démarrage d’une entreprise
lorsqu’un entrepreneur démuni
a un projet créateur d’emplois.

La résolution de ce soir ajoute-il avait
pour but de nommer un représentant
de la Ville au sein de cet organisme
pour qu’il veille au grain dans la mesure
où la Ville y a investi 300 000$.

MAURICE MARTINEAU :

RELATIVEMENT AU PAIEMENT DE
ROYAUTÉS SUR UN LOGICIEL
UTILISÉ À LA BIBLIOTHÈQUE.

Il aimerait savoir pourquoi on donne
80$ par mois au propriétaire du logiciel
utilisé à la bibliothèque, tel que résolu
lors de la séance antérieure du conseil.
Il dit que c’est peut être une opération
sans papier mais pas sans payer!

La conseillère Amélie Mercier explique
qu’il s’agit d’une pratique courante de
payer une licence d’utilisation lorsqu’un
organisme public achète un logiciel
destiné à des fins publiques. C’est le
cas pour tous les organismes qu’elle
connaît dont l’hôpital où elle travaille.
Par ailleurs son expérience antérieure
en informatique lui permet de considérer
le 80$ par mois en cause comme étant
une somme normale et courante.
De plus, dit-elle, le logiciel ne peut pas
être utilisé par n’importe qui, de sorte
que le prix à payer est souvent fonction
du nombre d’utilisateurs potentiels du
logiciel concerné.

SUR LE MOTIF QUE 9 ORDINATEURS
PORTABLES ONT ÉTÉ ACHETÉS
SANS GARANTIE PAR LA VILLE
.

Comme nous le verrons plus loin, le
conseil de Ville a refusé de répondre
à cette interrogation en mettant fin
à la période des questions.

M. CONRAD BRUNET SUR LA CONFECTION
DU BUDGET : FONCTION DES BESOINS
FINANCIERS OU DU TAUX DE L’AUGMENTATION
DE L’ÉVALUATION RÉSIDENTIELLE

Avant que Monsieur Brunet n’ait eu l’opportunité
de poser sa question, le maire s’adressant à tous ceux
qui ont des interrogations sur le plan fiscal, les
avise qu’il a déjà été professeur, que son rôle
était d’expliquer et que ses élèves comprenaient
ses explications et qu’il souhaitait avoir le même
succès en parlant de l’impôt foncier.
A ce sujet, il amorce un plaidoyer lorsque
Maurice Matineau lui signale que M. Brunet
n’a même pas posé sa question de sorte qu’il
est difficile d’y répondre!

Alors Monsieur Brunet demande si le conseil
de Ville s’est basé sur l’augmentation moyenne
de l’évaluation municipale pour faire son
budget.

Le maire réplique alors qu’il s’est effectivement
basé sur une augmentation moyenne de l’évaluation
de 26%. Il reprend la problématique déjà expliquée
à l’effet que la hausse de l’évaluation du résidentiel
a dû compenser la baisse draconienne de l’industriel
incarné surtout par Temlam et Abitibi-Bowater.
où la Ville aurait perdu 371 410$ en taxes foncières.
A cela s’ajoute, dit-il la perte de 100 730$ du
tenant lieu de taxes des édifices gouvernementaux,
voulant ainsi corriger la perte estimée à 216 000$
qui aurait été avancée par un autre intervenant au
début de la période des questions. Avant de faire
le budget, il fallait donc dit-il combler une perte
d’un demi million.

En parlant des évaluateurs dit « indépendants »
de la Ville, il se prendra ainsi à témoin de
l’effet du nouveau rôle d’évaluation:

« Ce Monsieur là évalue ma maison et me dit
ta maison dans le nouveau rôle était estimée à
116 500$ elle est passée à 149,500$. Il me dit l’an passé
tu payais 3 638$, cette année tu vas payer 3 983$. Ça fait
645$ de plus*. Ça c’est pour une maison; j’en ai 5. »
* (voir note à la fin du compte-rendu de la réunion)

Il dit ensuite que ce 645$ là n’est pas typique et que
pour combler le manque à gagner de Temlam et
d ‘Abitibi-Bowater, l’effort moyen est de 157$ en
taxes foncières additionnelles. Il affirme aussi qu’il
est vrai qu’on paie un peu pour ces deux
entreprises mais que cela fait en moyenne 15$
par mois (à peine le taux d’inflation) pour
permettre à la Ville de donner
les services auxquels les citoyens s’attendent.
De plus, il encourage les gens à négocier leur
évaluation avec les évaluateurs où il y aurait
des possibilités de compromis de ce côté là.
En cas d’échec, il encourage les gens à
considérer la procédure formelle de demande
de révision de leur évaluation.

Alors, Monsieur Brunet se demande comment
il se fait que dès l’arrivée de Temlam, la Ville
s’est sentie obligée d’utiliser, tout de suite,
ce nouvel apport en taxes, de sorte que sa fermeture
soudaine a immédiatement placé la ville dans
un manque à gagner. Il se demande s’il
n’y a pas un certain manque de planification
puisque si on avait attendu que Temlam
opère à sa vitesse de croisière avant de
contracter des obligations en se basant
sur les revenus fonciers qu’elle allait générer,
on ne serait peut-être pas dans un situation
si difficile aujourd’hui.

La conseillère, Julie Cazes, tant qu’à elle
soumet que la papetière Abitibi-Bowater
opère depuis plus de 30 ans à Amos et qu’il serait
difficile d’anticiper la fermeture soudaine
d’une usine comme Temlam.

M. Nolet, le directeur général tient à
souligner que le projet Temlam s’est
concrétisé rapidement en 2003 et que la Ville
a dû assumer des frais substantiels sur
la 10 ième Avenue. De plus il estime qu’en
gelant le taux de taxe et en n’investissant
pas dans ses infrastructures, on en vient
rapidement à gérer la décroissance.
Il est probable que c’est ce que la Ville
a fait durant un certain temps et qu’il
est normal qu’on fasse un peu de rattrapage
lorsque s’installe une usine du genre Temlam
dans nos murs.

La conseillère Amélie Mercier donne sa
propre version sur la question à savoir si le
conseil s’était basé sur l’augmentation
de l’évaluation de 26% pour faire son budget.
Elle affirme que ce n’est pas le cas. En effet,
M. Lavoie aurait préparé divers scénario.
Elle dit : « Le 26 % c’est une moyenne, mais
ça ne représente tellement pas la réalité lorsqu’on
applique cela dans le concret…M. Lavoie nous
a présenté des scénario montrant que si on mettait
le taux de taxe à tant, il y aurait tant de perdants et
tant de gagnants. »

Le Directeur général termine en faisant le sommaire
suivant qui recoupe, par ailleurs, les propos du
maire, à savoir : n’eut été du manque à gagner
dans l’industriel, le taux de taxe aurait pu être
fixé à 1,21$. Ajoutons 5 cents pour combler le déficit
de l’industriel, on arrive à 1,26$ du cent. Entre le
taux retenu de 1,29 et ce 1,26, il y a trois cents
qui représentent l’augmentation des dépenses
courantes, ce qui est marginal.

M. BÉLISLE:
SUR L’AUGMENTATION DE
TAXES DU SECTEUR RURAL.

Ce citoyen se demande comment il se fait
que l’an dernier il y avait un surplus de
89$ sur sa facture du secteur rural, surplus
qui est passé cette année à 119,20$

Le maire lui répond que ça fait longtemps
que les citoyens de la Ville d’Amos paient
une taxe appelée voirie urbaine et on a
pensé demander un effort semblable au
secteur rural. Elle devait être hamornisée
cette année de sorte que le contribuable
ne l’aurait pas vue étant fondue dans
la taxation générale. Ça n’a pas été fait
mais il n’y a pas eu d’augmentation de
cette taxe comme tel. D’après lui,
le passage du 89$ à 119$ vient de la
hausse de l’ évaluation de M. Bélisle et
non de l’augmentation du taux de cette taxe.
Il y a eu aussi augmentation de la taxe
d’eau et de celle sur les déchets.
Il ajoute qu’en fait, la Ville n’a
augmenté les taxes foncières que de
l’ordre du taux d’inflation. Il dit aussi
qu’à Amos, la problématique vient de ce que
les citoyens ne sont pas assez nombreux
pour absorber le fardeau fiscal. Selon lui
la ville fait des efforts inimaginables pour
attirer de nouveaux venus.

Son interlocuteur diffère d’opinion
avec lui puisqu’il affirme :
« Vous attirez pas le monde, vous les
égorgé avant d’entrer. »

M. JOCELYN LACHAINE SUR LES EFFORTS
DEMANDÉS AU CITOYENS VERSUS LES
EFFORTS FOURNIS PAR LA VILLE

Ce citoyen s’indigne du fait que toute la machinerie
de la Ville est neuve, en commençant par les
camionnettes, en passant par les camions lourds
et en terminant par les deux niveleuses neuves dont
une est à la veille d’être livrée. Il souligne que
pas un entrepreneur à Amos ni dans aucune
municipalité en région n’est aussi équipé que
la Ville d’Amos. Il donne comme exemple
l’entrepreneur qui déneige son rang l’hiver
avec un camion de l’année 1982 et dont
le travail est impeccable.
Selon lui il y a une limite aux capacités de
payer des citoyens et la Ville qui nous demande
de se serrer la ceinture devrait donner l’exemple
avec son budget d’achat de véhicules.

Le maire affirme alors que c’est sous la pression
des citoyens qui se plaignaient de la lenteur du
déneigement que la Ville a renouvelé sa flotte
de véhicule.

M. Lachaine réplique que ce n’est pas le
renouvellement de la flotte qui va ramasser la
neige plus vite. Alors que le maire s’apprête
à vanter les vertus de l’équipement neuf,
M. Lemerise fait esclaffer la foule en disant:
« Objection, Monsieur le maire, je vous
interromps tout de suite : Un 12 roues
flambant neuf qui va dîner 2 heures de temps
est-il plus d’avance qu’un vieux dix roues?
Répondez. »

Puis le maire reprend son exposé où il affirme
que selon ce qu’il a entendu dire (puisqu’il
ne connaît rien dans le domaine) qu’il fallait
balancer la rétention d’équipement usagé
avec les coûts de sa réparation versus l’achat
du neuf. Il prétend qu’il y a une vie utile
à un camion, qui, par exemple, serait
de 15 ans. De plus lorsqu’il neige et qu’un
camion est en réparation, il n’est pas
très performant. Selon lui lorsqu’on est
obligé d’avoir recours à l’association des
camionneurs en vrac,
ça coûte cher.
Le maire se dit surpris qu’on reproche
au conseil d’avoir acheté de la machinerie
neuve pour donner un meilleur service
à la population. Par ailleurs, toujours selon
le premier magistrat, la deuxième niveleuse
ne serait pas un luxe non plus puisque
le déneigement tardif suscité par une vieille
niveleuse en panne soulevait un tollé
général. De plus, il dit que si les citoyens
veulent moins de services, on peut les réduire.
Faisant allusion à son prédécesseur, il
affirme : »Mais y avait quelqu’un avant
moi qui avait rien acheté du tout. Donc si vous
voulez qu’on fasse cela.. »

M. Lachaine réplique qu’il faut un équilibre
dans la séquence des achats. Le fardeau fiscal
des ruraux à Amos serait supérieur à ceux de
Val David ou de Val Morin de mille dollars au
moins.

Le maire termine en affirmant qu’il est
difficile de comparer ces municipalités
sans savoir si elles ont un complexe
sportif, un théâtre des eskers, une maison
de la culture, un aéroport et une maison
Authier à supporter.

L’échange se termine avec l’énoncé
de M. Lachaine à l’effet qu’il y a une
limite à la capacité de payer des
citoyens.

MONSIEUR LIONEL TRUDEL SUR
LA VOIRIE À AMOS.

Ce citoyen se demande si le conseil est
satisfait de la voirie municipale en général.
Il est particulièrement ulcéré de la
lenteur des interventions des employés
de la Ville d’Amos, dans ce domaine,
particulièrement dans son secteur, la 7
ième rue. Il cite des cas où la correction
du problème soulevé serait plus rapide
que le temps que ça prend aux deux ou trois
ouvriers mandatés pour y planter
le piquet qui signalent le danger. Il
raconte avoir vu les camions de déneigement
de la Ville faire du slalom autour d’une
telle signalisation pour ne pas tomber dans le
trou. Il n’en revient pas. Où est le problème
demande-t-il, manque d’effectifs ou quoi?
Selon lui c’est une catastrophe généralisé
en voirie à travers la Ville. Il dit : « Je ne
peux pas penser qu’une municipalité
puisse endurer quelque chose de même. »
Monsieur Trudel insiste et le maire
dit à la fin : « Monsieur Trudel, vous
n’avez pas besoin de rien me dire parce
que je reste sur la rue des Plaines, la
maison du maire c’est 611. Vous
viendrez voir ma rue et vous viendrez
voir devant ma maison…si vous voulez
après, tout de suite embarquer avec moi.. »

Une personne dans la salle lance :

« Allez pas partout où il y a des trous,
vous allez y passer la nuit! »

M. LEMERISE; SUR LES DONS
À HAITI VERSUS LES DONS EN
ABITIBI.

Ce citoyen demande, dans l’hilarité
générale si après avoir créé un fond
pour Haïti, il ne faudrait pas en créer
un pour l’Abitibi et ainsi aider les gens
à payer leurs taxes foncières.

FERMETURE DRACONIENNE DE LA
PÉRIODE DES QUESTIONS

Finalement, Paul Martineau, étant donné
l’heure peu avancée, demande si on ne
pourrait pas répondre à sa question
à savoir quelle différence il y avait entre
le prix d’un appel d’offre antérieur, rejeté par
la ville pour un récureur. Il voulait aussi
savoir s’il y avait des spécifications
différentes dans l’appel d’offre jugé non
conforme et celui qu’on venait d’adjuger pour
le même équipement.

Le maire hésite mais le conseiller
Éric Mathieu juge que la période allouée
pour les questions est terminée puisqu’elle
a commencé à 8 heures et qu’il est neuf heures
trois. On a donc largement dépassé les
quarante cinq minutes prévues à cet
effet.

Les personnes directement intéressées
protestent. »C’est une honte nationale! »
dit l’un , « Vive la démocratie! » dit l’autre.

Le maire, condescendant, informe l’assistance
que la direction de la Ville se fera quand
même un plaisir de répondre privément
à ces questions laissées en plan.

FIN DE LA RÉUNION
*Note sur le calcul erroné de la facture de taxe
du maire (le 645$): cette façon de calculer est
caractéristique de son administration.
A LA PROCHAINE
EN MOUVEMENT CITOYENS!


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L’Amossion est formé de la contraction
du mot « Amos » et de l’expression « la
motion ». « Motion » qui vient du mot
latin « motio » et qui veut dire, selon le
petit Larousse : « mise en mouvement ».

Il est temps, selon nous que les forces
vives de notre Ville se mettent en branle
pour obtenir une plus grande démocra-
tisation de leurs institutions publiques
en général et de la Ville d’Amos
en particulier.
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