L’AMOSSION, JOURNAL INFORMATISÉ
DESTINÉ AUX AFFAIRES PUBLIQUES
EN MOUVEMENT, CITOYENS !
Volume 3, Édition spéciale du 1 août 2009
PAUL MARTINEAU, RÉDACTEUR EN CHEF.
Téléphone : 819 727 1878
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L’Amossion est formé de la contraction du mot « Amos » et de
l’expression « la motion ». « Motion » qui vient du mot latin
« motio » et qui veut dire, selon le petit Larousse : « mise
en mouvement ».
Il est temps, selon nous que les forces vives de notre Ville
se mettent en branle pour obtenir une plus grande
démocratisation de leurs institutions publiques en général
et de la Ville d’Amos en particulier.
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LA DIFFÉRENCE ENTRE L’URGENT, LE PRIORITAIRE ET
LE CAPRICE.
Par Paul Martineau
Des citoyens nous ont fait part de l’état de certaines
rues, particulièrement dans Amos-Est. La dangerosité
ou l’impraticabilité de ces voies publiques suffit
à motiver une édition spéciale de l’Amossion et nous
permet en même temps de démontrer que le
Conseil de Ville d’Amos a beaucoup de difficulté à
établir ses priorités d’une façon cohérente. En effet,
souvent, il ne discerne pas l’urgent du prioritaire ni
le prioritaire du caprice.
Dans le cas qui nous occupe, l’urgence est illustrée par
le trou d’homme de la troisième Avenue Est qui est
largement dénivelé d’une dizaine de pouces par
rapport au pavé. Comme on peut le voir sur la photo
1 Annexe 1, c’est une situation hasardeuse pour les
enfants en poussette, pour les piétons, pour les
cyclistes et potentiellement même pour les véhicules
motorisés.
La notion de priorité, elle, est imagée par l’état de
la rue des Bouleaux, qui en fait pourrait s’appeler ¸
la rue des cahots tant elle n’est pas praticable.
Les photos de 2, 3 et 4 de l’annexe 1 démontrent,
tour à tour, un trou d’homme dénivelé à une de
ses courbes et, sur toute sa longueur, des bosses
de chameau qui concurrencent certains manèges
de La Ronde de Montréal.
La notion de caprice, elle, est symbolisée par le
récent sondage de 14 000$ que la Ville d’Amos a fait
effectuer pour palper le pouls de l’électorat, tel
que qualifié par les propos suivants de Monsieur
Jean-Marc Léger dans le « Journal de Montréal »
du 8 avril 2009, peu après la tenue de cette
consultation publique par sa firme de sondeurs:
« Si ces maires s’occupent de votre présent, c’est
vous qui décidez de leur avenir. Et c’est justement
en avril-mai que les organisations électorales
préparent les élections de l’automne, recherchent
des candidats, amassent de l’argent et
réfléchissent à leur plate-forme électorale. Dans
chaque ville ou village, plusieurs se voient déjà
maire, mais un seul sera élu.
Avec la centaine de sondages municipaux que
nous faisons annuellement, je peux vous prédire
que la majorité des maires seront réélus en
novembre. »
En mettant en parallèle la situation d’urgence
décrite plus haut sur la troisième Avenue Est,
qui pourrait être rendue sécuritaire pour moins
de 1000$, avec une dépense politique ( le sondage
de 14 000$ précité) on peut conclure que la Ville
d’Amos aurait pu être rendue 14 fois moins
dangereuse si son Conseil n’avait pas été
anxieux de savoir si ses membres pouvaient
être réélus ou non lors des prochaines élections
municipales.
Gageons que la question du trou d’homme sur
la troisième Avenue Est ne sera réglée qu’en
suivant le scénario suivant, tant des banalités
deviennent des problématiques compliquées
à la Ville d’Amos :
- On envoie un col bleu localiser le trou d’homme
en question.
- Le contremaître des travaux publics photographie
le trou d’homme.
- Le Directeur général se rend compte de la situation
sur place.
- Le Directeur général consulte les ingénieurs.
- Lors d’une séance du Conseil de Ville d’Amos,
en septembre 2009, ses membres sont unanimes
pour dire que les nids-de-poule d’ici ne sont pas
plus dangereux que ceux de Montréal et supportent
toutes comparaisons avec ceux de Val d’Or.
- Pour moins de 25 000$ les ingénieurs font des
recommandations formelles avec plans et devis.
- En janvier 2010 on fait des appels d’offres pour
corriger la situation.
- En mai 2010 pour moins de 25 000$ on surveille
les travaux de correction du trou d’homme.
- En mai 2010, pour moins de 25 000$ une firme
spécialisée corrige les défauts plus haut décrits.
En terminant, nous remercions les quatre citoyens
qui, bien que ne résidant pas sur les rues concernées,
nous en ont signalé l’état lamentable.
A la prochaine.
EN MOUVEMENT CITOYEN! (PAS TROP VITE DANS LES
RUES DU SECTEUR EST!!!)